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Troplong Raymond-Théodore et Marie-Antonia

La Samaritaine

La Samaritaine

Eglise Saint-Gervais d’Asnières, vitrail offert par la Présidente Troplong (1863, Duhamel-Marette)

Vierge à l’Enfant couronnée avec des anges musiciens

Vierge à l’Enfant couronnée avec des anges musiciens

Eglise Saint-Germain de Moyaux vitrail offert par la Présidente Troplong (1868, Duhamel-Marette ?)

Raymond-Théodore et Marie-Antoinette Troplong représentés en saint Théodore et sainte Antoinette

Raymond-Théodore et Marie-Antoinette Troplong représentés en saint Théodore et sainte Antoinette

Eglise de Moyaux, vitrail, signé Duhamel.

Christ mort couché sur son linceul d’après Philippe de Champaigne

Christ mort couché sur son linceul d’après Philippe de Champaigne

Eglise Saint-Germain de Moyaux, tableau offert par la Présidente Troplong.

Le Val-Séry aujourd'hui

Le Val-Séry aujourd'hui

Photo A. Corblin

En contrepoint de l’exposition Spectaculaire second empire (1852-1870) au Musée d’Orsay, Jean Bergeret met en lumière le rôle de Mme la Présidente Troplong, bienfaitrice de trois églises paroissiales du Pays d’Auge, Moyaux, Asnières, et Bailleul-la-Vallée qu’elle dote d’œuvres d’art, vitraux, tableaux, toujours en place.

Raymond-Théodore Troplong,  juriste et homme politique reconnu, proche de Napoléon III, accéda aux plus hautes charges de l’état. Président du Sénat, élevé au grade de grand-croix de la Légion d’honneur, membre du conseil privé du souverain, il eut des funérailles grandioses à Plombières auprès de sa fille unique Joséphine, morte en mars 1869.

Ce couple de notables du second empire d’origine corse, Raymond-Théodore Troplong et son épouse Marie-Antonia Lotta, ayant acquis l’ancien  domaine du Val Séry, fief mouvant de la baronnie de Fumichon sur les paroisses de Saint-Gervais et de Moyaux  l’avaient agrandi, portant la superficie à 125 hectares  et avaient fait construire le château en 1840.

Devenue veuve, Mme la Présidente Troplong y résida jusqu’à sa mort, (1869-1881) jouant le rôle de mécène, en souvenir de son mari.

Du vivant de son mari elle obtient de l’empereur le don de deux tableaux : une Adoration des bergers pour l’église d’Asnières en 1857, et à Moyaux le Christ mort couché sur son linceul d’après Philipe de Champaigne, signalé  par un cartouche    «Sur la demande de Mme la Présidente Troplong donné par l’Empereur 1862».

Elle orne l’église d’Asnières de six verrières des ateliers de Duhamel-Marette maitre-verrier d’Evreux, elle donne aussi le maître-autel avec bas-relief signé Lefranc les deux autels latéraux et le confessionnal ainsi que deux statues de plâtre de sainte  Antoinette et saint Theodore.

A Moyaux,  le Présidente offre deux verrières de l’atelier Duhamel Marette consacrées aux saints patrons du couple, saint Théodore et sainte Antoinette, « don de Mme la Présidente Troplong bienfaitrice de cette église 1876. »   

A Baileul-la-Vallée elle s’associe à la famille d’Emile Hébert, conseiller général, son voisin, propriétaire du château de Saint-Gervais à Asnières pour offrir deux vitraux la Pentecôte et l’Ascension.

 Si le nom de Troplong est oublié, les œuvres d’art, fruit des largesses de Madame la Présidente, illustrent une forme de mécénat assez répandu sous le second Empire et perpétuent le souvenir de ce grand juriste, compensant le discrédit dont il pâtit.

 

Jean Bergeret, " Les Troplong un couple augeron à découvrir ", Le Pays d’auge, 67e année, n°1, janvier-février 2017, p. 36-41.


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  • Dernière mise à jour : 17/01/2017