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Saint-Martin-de-Bienfaite-La-Cressonnière. Eglise Notre-Dame

Plan de l'église de la Cressonière

Plan de l'église de la Cressonière

La Cressonnière doit son nom au ruisseau pittoresque qui serpente dans la petite vallée qui va à Saint-Martin-de-Bienfaite, où poussait autrefois beaucoup de cresson. La commune de la Cressonnière est associée à celle de Bienfaite depuis 1973, sous le régime de « fusion/association » et sous le nom de « Saint-Martin-de-Bienfaite-la Cressonnière ».

Extérieur

L’église date du XVIe siècle. Elle est agrémentée d'un clocher carré, qui fait saillie à l'extrémité occidentale de la nef. Le portail est soutenu par quatre contreforts dont deux, moins élevés, placés aux extrémités. La porte de forme ogivale est percée d'un oculus dans le tympan. Le linteau supérieur est formé de deux arcs surbaissés qui reposent sur un fleuron à leur point de jonction.

Intérieur

Maître-autel et autels latéraux avec leur retable

Le retable, le tabernacle, le maître-autel, la toile centrale et les statues du retable, sont classés comme objets aux Monuments Historiques. Le retable baroque du maître-autel (1) date de 1697 (inscription sous la niche terminale) et a conservé ses peintures primitives. Tripartite, en bois polychrome, il est composé de deux colonnes corinthiennes cannelées et ornées de feuillages aux extrémités. Au centre, une toile de l’Annonciation, aux angles supérieurs arrondis et concaves. Le fronton brisé est orné de pommes de pin. Il s’ouvre sur une statue de Vierge à l’Enfant, située dans une niche, encadrée par des guirlandes et des chutes de fruits. Les ailes, plus basses que la partie centrale, sont composées de niches, entourées de chutes de fruits, qui abritent des statues. Au nord, saint Charles Borromée (1538-1584), réformateur de l’Eglise après le Concile de Trente, et au sud, sainte Marguerite, avec à ses pieds le dragon qu’elle aurait terrassé d’un signe de croix. Les portes de sacristie, au cintre supérieur légèrement décroché, sont décorées de peintures figurant des cuirs découpés, des draperies, des palmes, des rinceaux et des guirlandes ; au centre c'est un médaillon ovale avec un ange thuriféraire. Le tabernacle-pavillon comporte huit colonnettes torses, cannelées et ornées de pampres ; panneaux cruciformes (habillés de draperies) avec les statuettes du Christ rédempteur au centre, entouré par les quatre évangélistes. Il est surmonté par un dôme, accosté de pommes de pin, revêtu de ramures. Au sommet, un lanternon à balustres supportant une croix. Les gradins de l'autel sont décorés de rinceaux peints. Les autels latéraux sont pareillement décorés, peints de couleurs vives et se terminent par un fronton circulaire, surmonté de pots à feu. Ils sont ornés de deux colonnes corinthiennes cannelées et rudentées à mi-hauteur, qui encadrent une statue dans une niche, entourée de guirlandes de fruits. L’autel nord, est dédié à la Vierge (7) et l’autel sud est dédié à saint Claude (8). Une console ornée d’une tête de chérubin soutient la statue de saint Claude.

Sculptures

Dans le choeur, côté nord, une statue du Christ (3) et côté sud, une statue de la Vierge (5). Entre la nef et le choeur, une poutre de gloire, ornée de blasons (6). Dans la nef, outre des statues classiques du XIXe, une de sainte Austreberthe (14), sainte de Haute-Normandie, qui aurait accompli un miracle avec un loup, et une statue de saint Joseph à l’Enfant (12), dans une petite niche, juste à côté de l’autel latéral de saint Claude.

Décor architectural

Vitraux

La porte d’entrée est percée d’un oculus qui représente une Vierge à l’Enfant (17).

Autre

Dans le chœur, deux pierres tumulaires, sur l'une « ci-gît très haute et puissante Dame Renée de Rupierre, épouse de Charles de Melun, Comte d'Epinoy, décédée en 1751 » ; sur l'autre « ci-gît très haute et puissante Dame Louise Elisabeth de Melun » épouse de son cousin Alexandre-Théodose, Prince d'Epinoy , puis de Gilbert d'Alligne, Marquis de Langhac, grand Sénéchal d'Auvergne, décédée au château de la Cressonnière en 1755. A côté des armoiries, on lit une devise « A qui tiens-je ?». Un lutrin (11) est placé dans la nef, côté sud. A observer également, la chaire (10), le confessionnal (18), les fonts baptismaux (16).

Bibliographie :

Le patrimoine des communes du calvados, Flohic, 2001. de Caumont A.
Statistique monumentale du Calvados, 1867, éd. 1967.Le Prévost A.
Pouillés du diocèse de Lisieux, 1844. Pougheol J.
Répertoire des autels et retables du Calvados, 1973. Pellerin E.
Retables en Pays d’Auge, OREP Editions,2007. Bases Mérimée et Palissy


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  • Dernière mise à jour : 11/09/2019