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Biéville, église Saint-Germain

Le retable de Saint Germain

Le retable de Saint Germain

Le panneau central représente l'Annonciation, les panneaux latéraux représentent l'évâque Saint Germain et Saint Sébastien

Le tabernacle latéral nord

Le tabernacle latéral nord

L'église Saint Germain de Biéville

L'église Saint Germain de Biéville

La bannière de Saint-Germain

La bannière de Saint-Germain

l'église Saint Germain

l'église Saint Germain

Vue de l'église Saint Germain, côté Sud

Reconstruite à la place d’une église plus ancienne, d’où proviennent les tabernacles des autels latéraux, l’église Saint-Germain-de Biéville est plus spacieuse et plus richement ornée que la plupart des églises augeronnes. En voici la raison : Biéville-en-Auge, avant même l’adjonction de Querville, était une paroisse étendue (huit à neuf cents hectares) et sa population agricole assez nombreuse ; depuis deux cents ans déjà, la paroisse était divisée en deux parties - qu’on appelait alors des « portions » -, chaque portion, bien distincte, avec son curé et son presbytère. Le seigneur de Fervaques avait la charge matérielle de la première portion, le seigneur de Rupierre, la charge de la deuxième portion. Cependant, les deux prêtres officiaient dans la même église, une semaine l’un, une semaine l’autre. D’où la présence insolite de deux presbytères XVIIIe siècle à proximité de l’église.

En 1789, au début de la Révolution, l’église Saint-Germain était récente et donc en bon état. Elle ne souffrira pas matériellement de la période sans entretien des édifices religieux.

Cependant les deux curés, refusant d’abjurer leur foi en prêtant le « serment à la Constitution civile » exigé par le Pouvoir Révolutionnaire, doivent disparaître pour ne pas être emprisonnés ou massacrés. L’un, l’abbé Caron, originaire de l’Orne, va s’y cacher dans sa famille. Il reviendra après le Concordat, accueilli triomphalement par la population, et réinstallé dans son presbytère, que la Commune (nouvellement créée) de Biéville avait réussi à conserver lors de la vente des biens d’église, en prétextant qu’elle en avait besoin pour faire une école !

L’autre prêtre, plus âgé, l’abbé Laillier, doit s’expatrier, sa famille habitant trop près pour l’accueillir discrètement ; il séjourne en Angleterre, mais disparaît, probablement mort de misère, de façon anonyme, sans que sa famille n’ait jamais pu savoir où il était mort.

Après le retour de l’abbé Caron, le culte sera désormais assuré par un seul prêtre, et ceci régulièrement durant près d’un siècle et demi. L’édifice vieillira, mais son entretien sera toujours suivi. 

Arrive la violente tempête du 27 décembre 1999 et c’est la catastrophe : la couverture s’est quasiment envolée, tout l’édifice est ébranlé. Mais ce drame va provoquer une restauration complète de l’église, gros-œuvre d’abord, mobilier ensuite. En effet, les responsables de la commune se débrouillent vite et bien en faisant jouer les aides publiques et les indemnités d’assurance. Ils parviennent à faire recouvrir l’église à neuf et à effectuer tous les travaux de gros œuvre nécessaires, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Dans la foulée, en 2004, les amis de l’église créent une « Association Saint-Germain » vouée à la restauration du « mobilier ».

Les artisans ressuscitent les merveilles artisanales du dix-huitième siècle et tout particulièrement les toiles et les ors du maitre-autel, gradins, tabernacle, retable, toiles et bois sculpté (IMH 1980), les autels latéraux (ISMH1999).  Après cette campagne de restaurations, l’association s’emploiera à embellir l’église : restauration de la bannière, réhabilitation de la tribune, création d’un autel mobile pour les célébrations.

 

 

 


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  • Dernière mise à jour : 31/05/2018