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Auquainville. Eglise Notre-Dame

Plan de l'église d'Auquainville

Plan de l'église d'Auquainville

Eglise Notre-Dame

Eglise Notre-Dame

Eglise Notre-Dame. vue générale.

Eglise Notre-Dame. vue générale.

Antependium du maître autel

Antependium du maître autel

L’origine du nom de la commune provient du latin villa qui signifie « maison » ou « domaine » et de l’anthroponyme germanique Alekinus. Au XVe siècle, le village est doté d’une forteresse, détruite par les Anglais, dont les vestiges sont encore visibles à proximité de l’église.

Extérieur

L’édifice date du XIe siècle et du XVe siècle. La nef a conservé des traces de l’époque romane (sur le mur nord une maçonnerie en feuilles de fougère). Le chœur, qui est plus large que la nef, date du XVe siècle ou du XVIe siècle. Eclairé par des fenêtres cintrées, il se termine par un chevet à cinq pans. Le clocher est en charpente revêtu d’ardoises.

Intérieur

Maître-autel et autels latéraux avec leur retable

Le retable, la toile centrale, le tabernacle, l’antependium et les autels latéraux sont classés Monuments Historiques. Le retable du maître-autel (1), en bois sculpté peint et doré, date du XVIIe siècle. Il semblerait que les colonnes d’origine aient été remplacées par des chutes de fruits, scandées par des nœuds. Au couronnement prennent place deux anges juchés de chaque côté de l’entablement, l’un tenant une palme et l’autre tenant une couronne. Au centre, un cercle où figure le triangle de la Trinité. La partie centrale du retable est occupée par une Annonciation encadrée d’un décor à feuilles de chêne, probablement réalisée d’après une copie de l’Annonciation de François Lemoine (1688-1737), peinte, dessinateur et décorateur français, peintre du roi en 1736. Les ailerons sont bordés de guirlandes de fleurs, terminés par des rinceaux que saisissent des chérubins. Le tabernacle-pavillon composé de huit colonnettes torses est orné des statuettes du Christ Rédempteur, de saint Pierre à droite, et saint Paul sur la gauche. Un dôme orné d’une croix le termine. Sur les côtés, des bustes en bas-relief de la Vierge et du Christ. Des statues d’anges adorateurs chevauchant des volutes encadrent le tabernacle.

L’antependium du maître-autel, en cuir de Cordoue, date du XVIIe siècle également. Les autels latéraux dédiés à la Vierge (17), et à l’éducation de la Vierge par sainte Anne (15), datent, eux aussi, du XVIIe siècle mais ont perdu leur antependium d’origine. Les retables dorés sont scandés par des colonnes torses au nord, ornées de roses, symbole marial, encadrant une statue de Vierge à l’Enfant, et au sud, les colonnes sont garnies de pampres, de raisins, d’oiseaux, d’escargots, et soulignent une statue de sainte Anne (autrefois accompagnée d’une statue de la Vierge). Sur les bases, des chérubins enlacent des guirlandes.

Peintures et Sculptures

Dans le chœur côté nord, un tableau classé Monument Historique, représentant Le martyre de sainte Ursule (12). Dans la nef, côté sud, une représentation du Christ sur la croix (18). En allant vers l’entrée, un tableau d’un évêque (22) et un autre tableau, peut-être saint Augustin (25). Côté nord, un tableau représentant saint Joseph portant son bâton fleuri (21), et un tableau d’un martyr (24). Sur la façade ouest, une peinture d’une représentation de la Mise au tombeau, classée Monument Historique, datant du XVIIe siècle. Les statues correspondent au sentiment religieux du XIXe siècle: une statue de saint Mathurin (7) dans le chœur côté nord, ainsi que saint Michel terrassant le dragon (10), qui font face à une statue de saint Louis (9), côté sud.

Décor achitectural

Vitraux

Dans le chœur, deux vitraux doubles présentent les quatre évangélistes : côté nord, saint Luc et saint Matthieu (6), et côté sud, saint Jean et saint Marc (4).

Autre mobilier

Les fonts baptismaux (32) et le confessionnal (30). Un orgue en trompe l’œil marque l’entrée dans la nef (29), des bannières de processions jalonnent le parcours pour aller vers le chœur (20 et 23). A observer aussi des blasons (14) dont celui d’Auquainville (13).

 

(les chiffres entre parenthèses renvois au plan ci-contre)

Texte et photos : Marie Landemaine mai 2013

 

Bibliographie :
Le patrimoine des communes du calvados, Flohic, 2001.
de Caumont A., Statistique monumentale du Calvados, 1867, éd. 1967.
Le Prévost A., Pouillés du diocèse de Lisieux, 1844.
Pougheol J., Répertoire des autels et retables du Calvados, 1973.
Pellerin E., Retables en Pays d’Auge, OREP Editions,2007.


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  • Dernière mise à jour : 13/03/2019